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Témoignage de maman : »L’allaitement, c’est TON choix »

Depuis le 10 février 2016, je suis l’heureuse maman d’une adorable petite fille prénommée Aditya. Quand je suis tombée enceinte, j’ai découvert que la préoccupation de tout mon entourage (même professionnel) était de savoir si je comptait allaiter. Jeune future maman, qui découvre la grossesse, ses joies, ses angoisses, je n’avais pas forcément réfléchi à la question parce qu’il était évident que non ! Et j’étais agacée de cette intrusion dans un choix qui ne regardait personne.

choix-allaitement

Me laisser le choix

Pour moi, la poitrine s’apparentait à quelque chose de sexuel, et je ne voyais pas comment y associer mon enfant ! Pire… cela me dégoûtait ! Mais toutes ces personnes me culpabilisaient, en me disant que je « n’allais pas donner le meilleur à mon enfant, consciemment !« .

Pour ne pas mourir idiote j’avais décidé de tout de même essayer la tétée de bienvenue, et d’aviser ensuite. Malheureusement, j’ai du subir une anesthésie générale après mon accouchement, je n’ai donc pas pu donner cette première tétée, et, de retour dans ma chambre, on m’a donné les médicaments pour couper les montées de lait.

Ne pas allaiter, un regret !

Puis, en vivant les premiers jours avec ma fille j’ai vite réalisé qu’elle cherchait le sein, et que j’avais envie d’essayer. À la maternité on m’a dit qu’il était trop tard, que je verrai à la prochaine grossesse. J’ai reposé la question à chaque changement d’équipe, mais la réponse était toujours la même. L’idée d’allaiter ne me dégoûtait plus du tout maintenant que j’avais mon enfant dans les bras, pire, je culpabilisais et j’en pleurais beaucoup !

Je suis sortie de la maternité et les premiers jours à là maisons on été difficiles. Je sentais que je regrettais ce choix et que si je ne le faisais pas j’allais porter ce poids toute ma vie. 10 jours après mon accouchement, en me levant, le lait coulait de ma poitrine jusqu’aux pieds, tout seul. J’ai vu là un signe que mon envie était plus forte que les coupes-lait, et j’ai téléphoné à toutes les sages-femmes des environs jusqu’à trouver celle qui m’a fait venir illico, pour me montrer comment donner le sein, et pour me prescrire un tire-lait.

Le « tire-allaitement »

Elle m’a expliqué que même des mamans qui adoptent peuvent démarrer un allaitement, sans même avoir porté un enfant ! Ma fille avait pris le biberon pendant 10 jours, et la mise au sein était un peu compliquée, mais je tirais mon lait, et j’avais l’impression de lui donner « le meilleur ». Par la suite j’ai réussi à lui donner le sein une à deux fois par jour. J’adorais ce contact avec elle, mais surtout, je le tirais pour lui donner au biberon. Le papa pouvait participer, elle avait mon lait, et quand j’avais envie de boire un verre d’alcool après 9 mois sans, je le pouvais, il suffisait de jeter mon lait derrière ! J’ai découvert ainsi que dans la grande polémique sur l’allaitement, personne ne parle jamais de « tire-allaitement », qui pourrait pourtant convenir aux mamans qui ne sont pas à l’aise avec la mise au sein, mais qui veulent tout de même donner leur lait à leur enfant.

L’allaitement, un choix personnel

Beaucoup de mes amies sont comme moi, elles ne se sentent pas d’allaiter. Plutôt que de les culpabiliser je leur dis d’attendre d’avoir leur enfant pour décider. Que peu importe leur choix ce n’est pas grave, qu’il vaut mieux donner le biberon avec amour que le sein avec dégoût. Évidemment, tout le monde sait que l’allaitement est meilleur pour l’enfant, mais culpabiliser les jeunes femmes qui sont déjà dans de drôles d’émotions avec leur grossesse ne les fait pas changer d’idée, au contraire, elles se braquent.

Ce week-end j’ai revu une amie qui a accouché il y a 3 mois. Elle m’a dit avoir allaité 1 mois. Je l’ai regardée avec de gros yeux, car elle ne voulait pas en entendre parler. Elle m’a expliqué qu’elle avait surtout tiré son lait, et que c’est d’en avoir discuté avec moi qui l’avait fait changer d’avis.

Alors voila, aujourd’hui si mon témoignage permet à une autre maman de ne pas culpabiliser et à un bébé d’avoir du lait maternel et bien je serai contente. Le tire-allaitement peut être une alternative. C’est long, c’est moins naturel, mais le plus important n’est-il pas que l’on donne notre lait riche de tout ce qu’il contient ? Toi, jeune future maman, ne te laisse pas culpabiliser. Que tu donnes le sein ou non c’est TON choix… et je peux comprendre les deux. Mais maintenant tu sais qu’il existe une troisième solution dont on ne parle pas beaucoup.

Carole.

A propos de Anne-Laure Galluchon

Maman d'une adolescente en pleine puberté et d'une petite crapouillette, je suis une vraie pile électrique. Faut que ça bouge tout le temps ! On dit de moi que j'ai une sacrée répartie mais quand on est maman, on a plutôt intérêt à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Je dis tout haut ce que beaucoup de mamans pensent tout bas !